mardi 20 octobre 2009

The people who digs the people who needs nothing except for a night ghost as the end of a tunnel...



Il y a effectivement politique dans le mouvement d’un franchissement des barrières du monde obscur où l’on se trouve pour s’occuper non pas simplement de ses propres affaires mais des affaires communes (Rancière).
Pourtant à l’écoute ou au regard, il se peut qu’à l’endroit du monde des affaires communes, les occupants ne fassent pas envie (et les affaires avec). Il ne s’agit pas de produire le mouvement politique décrit au-dessus, pour leur ressembler, la politique n’est pas présentée là comme une histoire de ressemblance mais de déplacement de sa différence (si l’on se souvient que ce qui se ressemble le plus ce sont les différences et non les ressemblances, nous ne nous perdons pas tant que ça…).

Sans viser le déplacement de sa différence vers la ressemblance, pour s’occuper des affaires communes, une fois atteint le monde des affaires communes, il faut bien trouver un occupant à qui parler, mais qu’est-ce qu’un occupant du monde des affaires communes, si ce n’est celui qui parlait à votre place avant votre déplacement et qui continue à le faire là ? Si vous avez bougé, l’occupant, lui, attend de voir et ce n’est pas votre arrivée qui le fera réfléchir à la place qu’il occupe.
Peu importe la pertinence de votre déplacement, il ne questionnera pas la pertinence de son emplacement. Il ne divisera même pas son emplacement avec un nouvel arrivant, à moins qu’il y ait alliance ou parasitage mutuel avantageux, genre : échange cheval contre écurie.

Impossible d’être artiste parmi les artistes de la tribune. D’ailleurs, de la tribune, c’est bien tout ce qu’on entend. Les affaires communes ne s’y trouvant pas, la tribune n’étant finalement que l’emplacement d’une histoire des ascensions particulières, le regroupement de particularismes cherchant les règles communes du partage d’un sommet, qui maintiendraient son statut « de pointe ».
L’aventure commune et ses singularités continuent quelques rochers plus loin et dans les nuages alentours, dispersée dans la liberté des dénominations et des filiations sauvages. Monde obscur des affaires communes, éclairée à la même électricité, hydraté au même robinet. Se déplacer, c’est pas se placer, c’est la politique qui continue.

Ce que j'en dis moi...



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