
L’artiste est-il un glandeur qui retombe brillamment sur ses pattes ?
Le glandeur retombe toujours sur ses pattes, sinon on parle de laborieux, mais l’artiste est-il plutôt cette personne ?
Si l’artiste a des pattes, il retombe dessus, il est glandeur du temps qu’il met à produire sa chute comme pour calculer (intuitivement) les efforts minimums qu’il lui faut produire en intégrant les événements qui traversent la course, pour arriver à bon port au bon moment, un peu comme une danse d’alignement des étoiles.
L’artiste est-il celui qui a des pattes ? Le temps de l’accepter un système se construit, le nôtre. Ce système est effectivement valable, quel que soit le bout par lequel on le prend, c’est un système. Si on est quelque part, si on occupe effectivement un terrain alors pas la peine d’y séjourner ou de s’y cantonner, nous y reviendrons simplement, naturellement si nécessaire, sur nos pattes.
Ensuite cette personne qui semble ne pas être sur terre, ne pas s’accrocher, pour la raison qu’il sait où il faut rentrer au cas où, que cette personne passe pour un glandeur, c’est pas trop son problème, c’est plutôt celui des autres, ceux qui pensent qu’il faut mieux répéter régulièrement une opération d’identification et qui aimeraient peut-être mieux que chacun se plie à cet exercice d’assurance.
L’artiste qui a ses propres pattes et qui est le glandeur des autres est sans doute une figure que je reconnais.
Maintenant pour celui qui sort à l’instant de St-Cire (celui de la matière magnifique), Air Magic Greg, c’est plus compliqué : entre la glande et les pattes il y a beaucoup de tracas qui ne permettent pas vraiment la glande, c’est plutôt la flippe. Cette agilité qui tarde jusqu’au bout à exercer son talent, à se mettre à l’épreuve est plutôt celle du funambule débutant, celui qui transpire. Si Greg est un glandeur, il ne le sait pas ou il l’entend bien à la place d’autre chose de plus délicat, c’est encore celui des autres, et s’il a des pattes, il vient juste d’en profiter, il l’apprend.
Bon pour finir, le glandeur peut difficilement faire autrement que de retomber sur ses pattes, il n’a pas vraiment d’autres choix. Notre « glandeur » en question serait plus un équilibriste intuitif, un survivant.
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