
Comme ça, on ne sait jamais trop comment ça vient, on n’est pas neurologue, j’ai posé dans un moment de note les trois mots de choix : désir, plaisir et amour (un peu comme dans une chanson de Laurent Woulzyzy) et en face dans un ordre à choisir : solide, liquide et gazeux. J’ai ensuite tenté avec des lignes assez directes de choisir une correspondance. J’ai donc préféré le désir comme gaz, le plaisir je l’ai plutôt vu liquide et alors, même si je n’étais pas bien sûr de la pertinence, comme il me restait que celui-là, j’ai laissé solide pour amour.
J’ai questionné la personne qui partage avec moi cette catégorie de transport et qui trouvait la répartition assez probable. Puis un couple d’amis dont la représentation masculine a préféré interchanger deux moments : il voyait le désir solide, justifiant cela en avançant que le désir soit il était là et solidement là, soit il n’était pas et alors il n’était même pas du gaz, et l’amour gazeux, par élimination mais aussi, sans doute, trouvant le gaz plus amoureux comme matière. La partie féminine du couple, elle, répond de façon assez gazeuse et pas très convaincue, pour nous dire plus tard que souvent elle ne se sent pas vraiment dans la conversation…
Je laisse passer quelques jours, je repense à ce truc un peu débile de choisir un état par notion et puis, le flash, l’étincelle, je me dis que j’ai inventé un truc :
Le désir c’est le plaisir c’est l’amour mais pas au même moment, pas dans le même état, c’est la même chose mais pas à la même température. Le désir c’est, pour moi donc, du plaisir très chaud, et le plaisir, c’est de l’amour liquide, l’amour, du désir rafraîchi…
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